Capteur de radon LoRaWAN Nesos radonIQ en aluminium avec antenne externe, vue de face

Le radon ne se voit pas, ne se sent pas et ne déclenche aucune alarme naturelle. Pourtant, en France, c'est la deuxième cause de cancer du poumon après le tabac. Pour un exploitant d'école, de crèche, d'EHPAD ou de bureaux en rez-de-chaussée, la question n'est donc pas de savoir s'il faut s'en occuper, mais comment le mesurer correctement et quoi faire du résultat.

Deux familles d'outils coexistent : le dosimètre radon, détecteur passif laissé en place au moins deux mois puis analysé en laboratoire, et le capteur de radon en continu, qui affiche et transmet la concentration toutes les quelques minutes. Ils ne répondent pas à la même question, et la réglementation ne leur donne pas le même rôle. Ce guide fait le point sur les obligations en vigueur, explique ce que chaque méthode sait faire, et montre comment bâtir une surveillance utile, jusqu'à l'intégration dans la GTB.

Le radon en bref

Le radon est un gaz radioactif naturel, inodore, incolore et chimiquement inerte. Il provient de la désintégration de l'uranium et du radium contenus dans les sols et les roches, en particulier dans les sous-sols granitiques et volcaniques. Dehors, il se dilue rapidement. Dans un bâtiment, il s'infiltre par l'interface avec le sol (fissures, joints sol et mur, passages de réseaux) et peut s'accumuler, surtout dans les pièces les plus basses et les moins ventilées.

Sa concentration s'exprime en becquerels par mètre cube d'air (Bq/m³). D'après Géorisques, le niveau moyen dans l'habitat français est inférieur à 100 Bq/m³, avec de fortes disparités selon le sol, la construction, la ventilation et les habitudes d'aération et de chauffage.

Le risque sanitaire est établi : le Centre international de recherche sur le cancer classe le radon comme cancérogène certain pour le poumon depuis 1987. En se désintégrant, il produit des descendants solides radioactifs (polonium, bismuth, plomb) qui se fixent sur les poussières de l'air et irradient les voies respiratoires une fois inhalés. Géorisques estime à environ 3 000 le nombre de décès par an imputables au radon en France, et indique que, pour une même exposition, le risque est environ 20 fois plus élevé pour un fumeur que pour un non-fumeur. Le risque augmente avec l'exposition cumulée : c'est donc la concentration moyenne sur la durée qui compte, pas un pic isolé.

Bon à savoir

La réglementation française raisonne en moyenne annuelle. Le niveau de référence de 300 Bq/m³ n'est pas une valeur limite à ne jamais dépasser ponctuellement : c'est le niveau au-dessus duquel une exposition durable n'est pas jugée acceptable et qui déclenche des actions.

Zones à potentiel radon : où se situe votre bâtiment ?

L'arrêté du 27 juin 2018 répartit les communes françaises en trois zones à potentiel radon :

  • Zone 1 : potentiel radon faible.
  • Zone 2 : potentiel faible, mais avec des facteurs géologiques particuliers (failles, cavités, anciennes zones minières) qui peuvent faciliter la remontée du radon.
  • Zone 3 : potentiel radon significatif.

La carte communale est consultable sur Géorisques. Attention à ne pas surinterpréter ce zonage : le potentiel radon décrit la capacité du sol à émettre du radon, pas la concentration dans un bâtiment donné. Deux bâtiments voisins peuvent présenter des valeurs très différentes selon leur dallage, leur vide sanitaire ou leur ventilation. Seule la mesure permet de connaître l'exposition réelle.

Qui doit mesurer le radon ?

Les établissements recevant du public visés par le code de la santé publique

L'obligation de mesurage concerne cinq catégories d'établissements listées à l'article D. 1333-32 du code de la santé publique :

  • les établissements d'enseignement, y compris leurs bâtiments annexes (gymnase, cantine, salle périscolaire dans le périmètre de l'établissement) ;
  • les établissements d'accueil collectif d'enfants de moins de 6 ans (crèches, haltes-garderies, multi-accueil, jardins d'enfants, maisons d'assistantes maternelles) ;
  • les établissements sanitaires, sociaux et médico-sociaux avec capacité d'hébergement (hôpitaux, EHPAD, hébergement de personnes handicapées, etc.) ;
  • les établissements thermaux à finalité médicale ;
  • les établissements pénitentiaires.

Pour ces établissements, le mesurage est obligatoire dans toutes les communes de zone 3. En zones 1 et 2, il l'est lorsque des mesures existantes ont déjà montré un dépassement de 300 Bq/m³, ainsi que dans certains cas hérités de l'ancienne réglementation (les 31 départements anciennement prioritaires). Le mesurage est renouvelé tous les dix ans, et après des travaux modifiant significativement la ventilation ou l'étanchéité du bâtiment. Il doit être confié à un organisme agréé par l'ASNR (Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection, issue de la fusion de l'ASN et de l'IRSN).

Les autres ERP (médiathèques, conservatoires, bureaux ouverts au public, etc.) peuvent faire mesurer le radon de façon volontaire, sans obligation de recourir à un organisme agréé.

À retenir

  • Un mesurage « volontaire » n'est pas sans conséquence : pour un ERP des cinq catégories, un résultat supérieur à 300 Bq/m³ le fait basculer dans la surveillance obligatoire, avec les mêmes suites qu'un mesurage réglementaire.
  • La rénovation énergétique (fenêtres, isolation, changement de ventilation) peut augmenter fortement le radon si le renouvellement d'air n'est pas maintenu. L'ASNR le constate régulièrement.

Les employeurs : le radon dans l'évaluation des risques

Le code du travail fixe lui aussi un niveau de référence de 300 Bq/m³ en moyenne annuelle (article R. 4451-10). L'employeur doit évaluer le risque radon, en particulier pour les lieux de travail situés en sous-sol et en rez-de-chaussée, en tenant compte du zonage, et consigner cette évaluation dans le document unique. Si un mesurage est nécessaire, l'arrêté du 15 mai 2024 impose des appareils de mesure intégrée à lecture différée, fournis et exploités par un organisme accrédité, avec des résultats représentatifs de la moyenne annuelle.

En cas de dépassement, l'employeur établit un plan d'actions et dispose de trois ans au plus pour ramener durablement la concentration sous 300 Bq/m³ (douze mois au plus pour passer sous 1 000 Bq/m³ si ce niveau est dépassé). À défaut, une « zone radon » est délimitée avec le conseiller en radioprotection, avec signalisation et vérifications périodiques.

C'est dans ce cadre que la mesure en continu apparaît explicitement dans les textes : l'arrêté de 2024 l'autorise pour une première vérification des locaux voisins d'une zone radon (validée ensuite par des mesures intégrées), comme alternative au programme de vérifications périodiques lorsque les travailleurs sont présents, et l'exige pour rendre une zone radon « intermittente » : il faut alors prouver, par un ou plusieurs appareils de mesure en continu à lecture directe, que la ventilation maintient le radon sous le niveau de référence pendant la présence du personnel.

Les logements

Il n'existe pas d'obligation de mesure du radon dans les logements. En zone 3, le vendeur ou le bailleur doit cependant informer l'acquéreur ou le locataire du potentiel radon de la commune (information acquéreurs locataires). Les pouvoirs publics recommandent de mesurer dans les pièces occupées les plus basses, avec au moins deux détecteurs (séjour et chambre), et de viser une concentration inférieure à 300 Bq/m³, et plus généralement la plus basse raisonnablement possible. Pour un bailleur social qui gère des résidences en zone 3, une campagne de mesure sur un échantillon de logements reste une démarche de prévention pertinente.

Que faire selon le résultat ?

Pour un ERP soumis à l'obligation, l'organisme agréé retient pour chaque bâtiment la valeur la plus élevée de ses zones homogènes mesurées. Les suites à donner, détaillées par l'ASNR et l'arrêté du 26 février 2019, dépendent de cette valeur :

Valeur retenueAction sur le bâtimentSuite
Inférieure à 100 Bq/m³Aucune action particulièreNouveau mesurage dans 10 ans ou après travaux ; après deux campagnes successives sous 100 Bq/m³ depuis juin 2018, plus de mesurage décennal obligatoire (sauf travaux)
Jusqu'à 300 Bq/m³Aucune action particulièreNouveau mesurage dans 10 ans ou après travaux modifiant la ventilation ou l'étanchéité
De 300 à 1 000 Bq/m³Inspection visuelle puis actions correctives (étanchéité des points d'entrée, renouvellement d'air)Contrôle d'efficacité par mesurage ; si le dépassement persiste, expertise du bâtiment, travaux et nouveau contrôle, le tout dans les 36 mois
1 000 Bq/m³ et plusExpertise du bâtiment puis travauxContrôle d'efficacité dans les 36 mois ; résultats de l'expertise transmis au préfet sous un mois

Dans tous les cas, l'établissement affiche de façon permanente, près de l'entrée principale et dans le mois qui suit la réception du rapport, le bilan des résultats, et met à jour son registre de sécurité en y annexant les deux derniers rapports. Au-delà de 300 Bq/m³, l'employeur des personnels intervenant dans le bâtiment doit aussi être informé.

Le dosimètre radon : la mesure de référence

Le dosimètre radon est un détecteur passif, de la taille d'un petit boîtier, qui enregistre l'exposition cumulée pendant toute sa durée de pose. Les plus courants sont des détecteurs solides de traces nucléaires (DSTN) : les particules alpha émises par le radon laissent des traces microscopiques sur un film, comptées en laboratoire après la dépose. On obtient une concentration moyenne sur la période, la seule grandeur comparable au niveau de référence.

Pour un mesurage réglementaire en ERP, la méthode est encadrée par la norme NF ISO 11665-8 et les décisions de l'ASNR :

  • Période : entre le 15 septembre et le 30 avril, quand le chauffage met le bâtiment en légère dépression et aspire davantage de radon du sol.
  • Durée : au moins deux mois, et souvent plus dans les écoles, car la plus longue période d'inoccupation consécutive (vacances) ne doit pas dépasser 20 % de la durée de pose.
  • Nombre de détecteurs : au moins un par zone homogène, un par tranche de 200 m² pour les grandes zones, et au minimum deux par bâtiment, uniquement dans les pièces occupées par le public.
  • Emplacement : entre 1 et 2 mètres du sol, à distance des sources de chaleur, des fenêtres, des portes, des bouches de ventilation et des points d'eau.

Le dosimètre a de vrais atouts : il est peu encombrant, sans alimentation, et c'est la seule méthode reconnue pour situer un bâtiment par rapport à 300 Bq/m³. Sa limite est symétrique : il ne dit rien de quand et pourquoi la concentration monte. Le résultat arrive des semaines après la dépose, et si une action corrective est engagée, il faut une nouvelle campagne de deux mois en saison de chauffe pour en connaître l'effet.

Le capteur de radon en continu : comprendre et piloter

Un capteur de radon en continu (on parle aussi de moniteur ou de radonmètre actif) mesure la concentration en permanence et la restitue toutes les dix minutes à une heure selon les modèles. Il révèle ce que le dosimètre moyenne : la concentration de radon varie au cours de la journée et de la semaine, avec la ventilation, le chauffage, l'occupation et la météo.

Concrètement, la mesure en continu sert à :

  • Diagnostiquer : identifier les pièces et les horaires où le radon s'accumule, par exemple les nuits et les week-ends, quand la ventilation passe en réduit.
  • Vérifier rapidement une action corrective : l'ASNR admet l'usage d'un appareil de mesure en continu, hors agrément, pour contrôler vite l'efficacité d'une action. Le contrôle réglementaire, lui, se fait toujours par mesure intégrée d'au moins deux mois.
  • Surveiller après une rénovation énergétique : changement de fenêtres, isolation ou modification de la ventilation peuvent piéger le radon. Un suivi en continu signale la dérive sans attendre la prochaine campagne.
  • Protéger les travailleurs : dans les lieux de travail concernés, l'arrêté du 15 mai 2024 prévoit la mesure en continu pour vérifier les locaux voisins d'une zone radon, pour remplacer les vérifications périodiques pendant la présence des travailleurs, et pour justifier une zone radon intermittente.
  • Agir sur la ventilation : une mesure disponible en temps réel peut alimenter la supervision ou la GTB, par exemple pour alerter l'exploitant ou adapter un débit de ventilation dans les locaux sensibles.

Le capteur en continu ne remplace pas le dosimètre pour les obligations du code de la santé publique. Les deux sont complémentaires : le dosimètre dit où se situe le bâtiment par rapport au seuil, le capteur aide à comprendre, à corriger et à maintenir le résultat dans la durée.

Dosimètre ou capteur en continu : le comparatif

CritèreDosimètre radon (mesure intégrée)Capteur de radon en continu
Ce qu'il mesureMoyenne sur toute la durée de poseConcentration au fil du temps (courbe)
RésultatAprès analyse en laboratoire, plusieurs semaines après la déposeEn quelques minutes à quelques heures, puis en permanence
Valeur réglementaire en ERPOui, s'il est posé par un organisme agréé selon la normeNon, usage de diagnostic et de suivi
Lieux de travail (arrêté de 2024)Méthode du mesurage et des vérifications périodiquesPrévu pour certaines vérifications, la présence des travailleurs et la zone radon intermittente
AlimentationAucuneSecteur ou piles selon le modèle
Atout principalRéférence, simplicité, faible encombrementComprendre les variations, réagir vite, intégrer à la supervision
LimitePas de dynamique, pas d'alerteNe se substitue pas au mesurage réglementaire

Construire une surveillance du radon en cinq étapes

  1. Situer le patrimoine : relever la zone à potentiel radon de chaque commune sur Géorisques, et la catégorie de chaque ERP (enseignement, petite enfance, médico-social avec hébergement, thermal, pénitentiaire).
  2. Faire le mesurage réglementaire là où il est dû, avec un organisme agréé, entre mi-septembre et fin avril. Pour les autres bâtiments en zone 3, envisager une campagne volontaire au dosimètre, en gardant à l'esprit les conséquences d'un dépassement pour les ERP des cinq catégories.
  3. Instrumenter les cas sensibles en continu : bâtiments au-dessus ou proches de 300 Bq/m³, locaux en sous-sol ou en rez-de-chaussée sur terre-plein, sites en cours de rénovation, lieux de travail concernés.
  4. Corriger et vérifier : étanchéité de l'interface sol et bâtiment, ventilation des soubassements, réglage des centrales de traitement d'air ; suivre l'effet de chaque action sur les courbes, puis faire le contrôle d'efficacité réglementaire.
  5. Pérenniser : conserver les rapports, afficher les résultats, remesurer après travaux, et garder quelques capteurs en continu comme sentinelles dans les bâtiments à risque.

Le radonIQ de Nesos : un capteur de radon en continu LoRaWAN

Pour l'étape de suivi en continu, nous proposons le capteur de radon LoRaWAN Nesos radonIQ. Conçu par Nesos Group, à Jersey, une île aux concentrations de radon naturellement élevées, il vise la surveillance de parcs de bâtiments plutôt que l'usage domestique.

CaractéristiqueradonIQ
DétectionChambre d'ionisation pulsée
Plage de mesure0,2 à 99,9 pCi/L, soit environ 7,4 à 3 696 Bq/m³
Première valeur10 minutes ; mesure fiable en moins d'une heure
RafraîchissementToutes les 10 minutes, moyenne glissante sur une heure
Précision typiqueInférieure à 10 % à 370 Bq/m³ après 10 heures
SignalisationAlarme sonore et voyant LED trois couleurs, seuils d'alerte paramétrables
ConnectivitéLoRaWAN, sans Wi-Fi sur site
Alimentation12 V DC, adaptateur secteur fourni
FormatCylindre en aluminium de 80 mm de diamètre et 140 mm de haut, 380 g

Son intérêt pour un exploitant tient à la connectivité. Pas besoin du réseau informatique de l'établissement, souvent difficile d'accès dans une école ou un EHPAD : le capteur transmet en LoRaWAN vers une passerelle, privée ou opérée, qui peut couvrir un bâtiment entier, voire plusieurs. Il suffit d'une prise de courant à l'emplacement retenu. Pour la pose, on reprend les règles de bon sens de la mesure du radon : pièce occupée du niveau le plus bas, entre 1 et 2 mètres du sol, loin des radiateurs, des fenêtres et des bouches de ventilation.

Intégrer le radon à la supervision et à la GTB

Une fois le capteur raccordé, la donnée suit le chemin classique des capteurs LoRaWAN :

  • les passerelles LoRaWAN reçoivent les trames et les transmettent au serveur réseau ;
  • le serveur réseau ou la plateforme décode la trame, avec le décodeur confirmé par le fabricant pour le projet ;
  • la valeur en Bq/m³ est ensuite publiée en MQTT ou exposée en Modbus ou BACnet selon la passerelle ou le logiciel retenu, pour rejoindre la GTB ou l'outil de supervision.

On peut alors tracer le radon à côté du CO2, de la température et de l'humidité fournis par les autres capteurs de qualité de l'air, et mettre en relation les pics de radon avec les horaires de ventilation. Deux usages se dégagent : des alertes à l'exploitant quand une moyenne glissante dépasse un seuil choisi, et un ajustement de la ventilation dans les locaux les plus exposés. Dans ce second cas, il faut arbitrer entre radon et consommation d'énergie, et ne jamais réduire la ventilation en dessous des débits réglementaires de qualité d'air. La démarche rejoint celle que nous décrivons pour le CO2 et la ventilation dans les écoles.

Pour les établissements concernés, nos pages dédiées aux écoles et universités et aux établissements de santé et EHPAD détaillent les autres mesures utiles à l'exploitation.

À retenir

  • Le dosimètre radon, posé deux mois au moins en saison de chauffe par un organisme agréé, reste la seule mesure qui compte pour les obligations des ERP.
  • Le capteur en continu montre quand et pourquoi le radon monte, accélère les corrections et prévient les dérives après travaux.
  • Les seuils à connaître : 300 Bq/m³ (niveau de référence, en moyenne annuelle) et 1 000 Bq/m³ (expertise du bâtiment obligatoire en ERP).
  • La rénovation énergétique doit toujours s'accompagner d'une vérification du renouvellement d'air et, idéalement, d'une nouvelle mesure du radon.

Questions fréquentes

Quelle différence entre un dosimètre radon et un détecteur de radon électronique ?

Le dosimètre est un détecteur passif qui intègre l'exposition pendant toute sa durée de pose, au moins deux mois, puis est analysé en laboratoire : il donne une moyenne comparable au niveau de référence de 300 Bq/m³. Le détecteur électronique en continu mesure et affiche la concentration en permanence : il montre les variations et permet de réagir, mais ne remplace pas le mesurage réglementaire.

Un capteur de radon connecté suffit-il pour respecter les obligations d'un ERP ?

Non. Pour les établissements visés par le code de la santé publique, le mesurage doit être réalisé par un organisme agréé par l'ASNR, par mesure intégrée selon la norme NF ISO 11665-8, entre le 15 septembre et le 30 avril. Le capteur en continu est un outil complémentaire de diagnostic et de suivi.

Quand faut-il mesurer le radon ?

Les mesurages réglementaires se font entre le 15 septembre et le 30 avril, pendant au moins deux mois, car le chauffage accentue l'entrée du radon depuis le sol. Il faut aussi remesurer après des travaux qui modifient la ventilation ou l'étanchéité du bâtiment.

Quel est le seuil de radon à ne pas dépasser ?

Le niveau de référence est de 300 Bq/m³ en moyenne annuelle, dans les ERP comme sur les lieux de travail. Au-delà, des actions correctives sont nécessaires. À partir de 1 000 Bq/m³ dans un ERP soumis à l'obligation, une expertise du bâtiment est exigée avant travaux.

Mon bâtiment est en zone 1 : dois-je m'inquiéter du radon ?

Le risque y est généralement plus faible, mais le zonage décrit le sol, pas votre bâtiment. Certains ERP de zones 1 et 2 restent soumis à l'obligation (dépassement déjà constaté, anciens départements prioritaires), et l'employeur doit dans tous les cas évaluer le risque radon pour ses locaux en sous-sol et en rez-de-chaussée.

Sources

Produits cités dans cet article