Surveillance de la température à distance : la leçon des frigos piratés
En octobre 2026, des centaines de supermarchés ont vu leurs frigos pris en main à distance par des pirates. Pourquoi doubler la régulation par une surveillance indépendante, à distance ou autonome, et comment la déployer sans ouvrir de nouvelle faille.

Dans la nuit du dimanche 11 au lundi 12 octobre 2026, des attaquants ont pris la main, à distance, sur les systèmes de régulation frigorifique de plusieurs centaines de supermarchés français. Meubles froids basculés en dégivrage, températures en hausse, rayons frais vidés au matin. Selon l'ANSSI, l'opération ne reposait pas sur une technique avancée, mais sur des défauts de sécurisation élémentaires : des équipements joignables directement depuis Internet et protégés par des mots de passe faibles.
La première leçon concerne la sécurisation des contrôleurs de froid. La seconde est moins commentée : dans les magasins touchés, le système attaqué était à la fois celui qui régule le froid, celui qui surveille les températures et celui qui prévient en cas de problème. Ce guide revient sur les faits, explique l'intérêt d'une surveillance température à distance indépendante de la régulation, compare les solutions connectées et autonomes de HW group, et détaille comment éviter que la surveillance devienne à son tour une porte d'entrée.
Sommaire
- Frigos piratés : ce qui s'est passé dans la nuit du 11 au 12 octobre 2026
- Pourquoi le système qui régule ne doit pas être le seul à surveiller
- Les avantages d'une surveillance de la température indépendante
- Surveillance de la température à distance ou autonome : deux architectures
- Sondes et détecteurs : mesurer au bon endroit
- Configurations types avec le matériel HW group
- Sécuriser la surveillance elle-même
- Secteur par secteur : où l'alarme de température indépendante fait la différence
- Check-list : 10 points pour une alarme de température fiable
- Besoin d'un conseil ?
- Questions fréquentes
- Sources
Frigos piratés : ce qui s'est passé dans la nuit du 11 au 12 octobre 2026
Le lundi 12 octobre, plusieurs enseignes confirment l'attaque : au moins 300 magasins Intermarché et Netto, 80 magasins Coopérative U sur 2 000, une trentaine de Monoprix, plusieurs magasins E.Leclerc ainsi que des magasins Carrefour. Le lendemain, devant le Parlement, le ministre Roland Lescure fait état d'environ 700 supermarchés touchés sur les quelque 10 000 que compte le pays.
Les attaquants ont réussi « à mettre en dégivrage tous nos meubles froids et à les monter en température jusqu'à 50°C », a expliqué sur BFMTV le patron des Mousquetaires, Thierry Cotillard. Chez Coopérative U, la chaîne du froid a pourtant tenu dans la plupart des 80 magasins touchés, et son PDG, Dominique Schelcher, a salué la réaction rapide des équipes et des frigoristes. Ailleurs, des produits ont dû être jetés. Le parquet de Paris a ouvert une enquête, confiée à l'Office anti-cybercriminalité (OFAC), qui porte notamment sur les pertes de denrées et des équipements ayant commencé à prendre feu.
Les équipements visés et la réponse de Danfoss
Dès le 12 octobre, le CERT-FR, rattaché à l'ANSSI, publie l'alerte CERTFR-2026-ALE-012. Mise à jour les 13 et 16 octobre, elle vise les contrôleurs Danfoss des séries AK-SM et AK-SC ainsi que les superviseurs xweb de Copeland et de Dixell, dont des appareils ont aussi été compromis. Elle rappelle que « l'exposition d'une interface de gestion sur Internet est contraire aux bonnes pratiques » et demande de vérifier toute la configuration, « notamment les plages de dégivrage ».
Danfoss a confirmé des « incidents survenus en France et touchant un nombre limité de systèmes de gestion de la réfrigération ». Selon le fabricant, la plupart des appareils touchés sont des produits en fin de vie, notamment les AK-SM 800 et AK-SC 355, privés de mises à jour de sécurité ; quelques AK-SM 800A, le modèle actuel, dont le firmware n'était pas à jour, l'ont aussi été. Danfoss rappelle recommander depuis longtemps les mises à jour, l'usage d'un pare-feu et la migration des systèmes obsolètes, et accompagne les clients concernés, notamment pour supprimer l'exposition directe à Internet. Le fabricant avait aussi corrigé en 2025 trois vulnérabilités de l'AK-SM 800A, documentées par l'agence américaine CISA et par les chercheurs de Claroty.
Devant le Sénat, le 21 octobre, le directeur général de l'ANSSI, Vincent Strubel, a toutefois écarté l'hypothèse d'une exploitation de ces failles : « ce sont des défauts de sécurisation élémentaire qui ont été exploités, à commencer par l'exposition directe sur Internet d'équipements frigorifiques et leur administration sans sécurisation particulière, des mots de passe faibles ». Il a rappelé que le guide de l'ANSSI recommande depuis 2014 de ne pas exposer ces systèmes directement sur Internet, et que la santé est aussi concernée, « depuis les laboratoires de recherche jusqu'aux pharmacies qui stockent des vaccins ». Le sujet n'est donc pas une marque, mais l'exposition des interfaces d'administration, quel que soit le fabricant.
Bon à savoir
L'enquête est en cours. Dans les sources officielles consultées, ni l'identité des auteurs ni le bilan définitif des pertes n'avaient été communiqués à la date de publication. Les chiffres cités sont ceux des enseignes, du gouvernement, de l'ANSSI et du fabricant au moment de leurs déclarations.
Pourquoi le système qui régule ne doit pas être le seul à surveiller
Dans les magasins visés, un gestionnaire central pilote l'ensemble des meubles et des chambres froides : consignes, dégivrages, relevés de températures, alarmes et accès à distance pour le frigoriste. Lorsqu'il est compromis, tout tombe en même temps : la consigne, la mesure qui devrait révéler l'anomalie et l'alarme qui devrait prévenir quelqu'un. Le propriétaire d'un Intermarché de Corrèze le résumait à France Télévisions : « On a en fait, en temps réel, nos températures sur le téléphone, la télésurveillance, et également le frigoriste. Donc, si on a un souci en pleine nuit, on peut être appelé (...). Et c'est ce système-là qu'ils ont piraté. »
La remise en sécurité pose le même dilemme : supprimer l'exposition Internet d'un contrôleur, première mesure demandée par le CERT-FR, coupe aussi la remontée des données vers le frigoriste, au point que l'alerte invite à vérifier son contrat d'assurance avant de le faire.
D'où l'intérêt d'une seconde chaîne de mesure, avec ses propres sondes, son propre boîtier et son propre chemin d'alerte, qui ne partage ni le réseau, ni les identifiants, ni l'accès distant de la régulation. Elle ne pilote rien, et ne peut donc pas servir à modifier une consigne ou à lancer un dégivrage : elle mesure, enregistre et prévient. L'exemple de Coopérative U montre ce que vaut une réaction rapide ; une surveillance indépendante garantit que l'alerte arrive, même quand le système principal est hors service ou compromis.
Les avantages d'une surveillance de la température indépendante
Un double contrôle, sans dépendre de la régulation
La sonde de surveillance mesure la température de l'enceinte indépendamment de la sonde de régulation. Si une consigne est modifiée, si un dégivrage ne s'arrête pas ou si la régulation dérive, l'écart apparaît sur une mesure à laquelle personne n'a touché. Au quotidien, la comparaison des deux mesures révèle aussi une sonde de régulation défaillante.
Des alertes qui sortent par un autre chemin
Avec un modem cellulaire, l'alerte part par SMS ou par appel sur le réseau mobile, sans passer par Internet ni par le réseau de la régulation. C'est le cas de l'Ares 12 LTE et du Perseus Monitoring 145, ou d'une passerelle SMS-GW3 LTE qui envoie les SMS des autres boîtiers du réseau local. Tant que le boîtier reste alimenté et couvert par le réseau mobile, une coupure Internet ne bloque pas le message. C'est le principe du report d'alarme, appliqué à la chambre froide, au réfrigérateur ou au congélateur.
Un historique pour la traçabilité
Les exploitants du secteur alimentaire tiennent un plan de maîtrise sanitaire (PMS), rendu obligatoire par l'article 5 du règlement (CE) n° 852/2004, et doivent conserver les denrées à la température prescrite par l'étiquetage ou par l'arrêté du 21 décembre 2009. Un enregistreur de température en continu documente le respect de ces températures mieux que des relevés ponctuels, nuits et week-ends compris : l'Ares 12 LTE conserve plus de 250 000 enregistrements, le NB-2x1Wire 250 000, le Perseus Monitoring 145 dispose de 32 Mo de mémoire, la STE2 PLUS confie son historique au portail, et SensDesk produit graphiques, rapports PDF et exports CSV.
Une intégration à la GTB et à la supervision
Les boîtiers STE2 R2 et PLUS exposent leurs mesures en SNMP et en XML, les boîtiers Perseus y ajoutent Modbus/TCP, MQTT et BACnet, et le portail SensDesk offre une API SNMP et XML. La température indépendante rejoint ainsi la GTB ou l'outil de supervision, à côté des autres alarmes techniques, sans ouvrir de commande sur le froid : les boîtiers n'y sont pas raccordés.
Une installation simple, sans toucher au froid
Aucune intervention n'est nécessaire sur le circuit frigorifique ou sur la régulation. Les sondes 1-Wire se raccordent au boîtier en RJ11 ; la sonde Temp-1Wire-Flat, en inox, a un câble plat prévu pour passer sous le joint de porte d'un réfrigérateur. Les boîtiers restent hors des enceintes : l'Ares 12 LTE fonctionne par exemple entre -5 et +50 °C.
Ce qu'elle ne fait pas
Une surveillance indépendante n'empêche pas une attaque contre le contrôleur et ne rétablit pas la température : elle raccourcit le délai entre l'incident et la réaction. Elle ne remplace ni la sécurisation de la régulation, ni la maintenance du frigoriste, ni une astreinte capable d'intervenir. Et elle doit elle-même être sécurisée.
Surveillance de la température à distance ou autonome : deux architectures
Une surveillance à distance permet de consulter les températures et de recevoir les alertes hors du site ; elle passe généralement par le réseau local et Internet, vers un portail comme SensDesk ou HWg-cloud. Une surveillance autonome ne dépend ni du réseau du site ni d'Internet : le boîtier mesure, compare aux seuils et alerte seul, par le réseau mobile. Les deux se combinent : un boîtier autonome peut aussi envoyer ses mesures à un portail pour l'historique.
Côté sécurité, les boîtiers HW group dialoguent avec les portails SensDesk par le protocole HWg-Push : c'est le boîtier qui ouvre la connexion vers le serveur. Il peut donc rester derrière un NAT ou un pare-feu, sans port entrant ouvert, à l'inverse des contrôleurs pointés par l'ANSSI.
| Solution | Liaison | Alerte si Internet est coupé | Secours d'alimentation |
|---|---|---|---|
| STE2 PLUS et SMS-GW3 LTE | Ethernet (PoE) ou Wi-Fi | Oui, SMS et appel par la passerelle, tant que le réseau local fonctionne | Onduleur UPS en option, passerelle et switch à secourir aussi |
| Perseus Monitoring 145 | Ethernet, secours LTE | Oui, SMS et appel par le modem LTE intégré | Onduleur UPS en option |
| Ares 12 LTE | LTE, repli GSM/GPRS | Oui, SMS, appel et e-mail par le réseau mobile | Batterie interne, jusqu'à 24 h |
| NB-2x1Wire | NB-IoT vers le portail | Oui, alerte envoyée par le portail | Batterie interne, jusqu'à 3 ans |
Pour équiper beaucoup d'enceintes sans câblage, une architecture LoRaWAN est une autre voie, détaillée dans notre article sur la surveillance de la température en chambre froide en LoRaWAN, avec le même principe d'indépendance vis-à-vis de la régulation.
Sondes et détecteurs : mesurer au bon endroit
| Besoin | Sonde ou détecteur HW group | Caractéristiques utiles |
|---|---|---|
| Réfrigérateur, meuble ou chambre froide positive | Temp-1Wire-Flat | -30 à +60 °C, ±0,8 °C entre -10 et +60 °C, câble plat pour passer sous le joint de porte |
| Congélateur, chambre froide négative | Temp 1Wire Pt100 | -50 à +200 °C, environ ±0,29 °C à -20 °C, sonde IP67 et câble de 3 m |
| Congélateur de laboratoire à -80 °C | Temp 1Wire Pt100 Frost | -200 à +160 °C, prévue par HW group pour les congélateurs pharmaceutiques à -80 °C |
| Porte restée ouverte | Door Contact MK4 | Contact sec raccordé à une entrée du boîtier |
| Coupure secteur | Power Detector | Détecte la présence de tension 110 à 230 V sur une prise, sortie relais vers une entrée du boîtier |
| Continuité d'alimentation | UPS 12V and 5V | Secours des boîtiers alimentés en 12 V et 5 V, information de coupure par le bus 1-Wire UNI |
Quelques règles de pose :
- placer la sonde dans le volume utile, là où sont les produits, plutôt que dans le flux d'air de l'évaporateur ou contre la porte ;
- prévoir au moins une sonde par enceinte, davantage dans une grande chambre froide, et laisser les boîtiers à l'extérieur ;
- préférer la Pt100 pour le froid négatif : la sonde plate convient aussi à un congélateur, mais sa précision n'est plus garantie qu'à ±2 °C sous -10 °C ;
- fixer les seuils avec le frigoriste, pour distinguer une remontée normale pendant un dégivrage d'une vraie dérive.
Toutes ces références sont réunies dans notre catégorie sondes de température filaires.
Configurations types avec le matériel HW group
Ces configurations couvrent les cas courants et se combinent : un supermarché peut centraliser ses alertes sur un Perseus et équiper une réserve isolée d'un boîtier NB-IoT.
Commerce de proximité, restaurant : l'option autonome
- un Ares 12 LTE, autonome sur le réseau mobile, secouru par sa batterie et capable de gérer jusqu'à 14 capteurs externes ;
- une sonde Temp-1Wire-Flat par réfrigérateur ou chambre positive, une sonde Pt100 par congélateur ;
- un Door Contact MK4 et un Power Detector sur les deux entrées du boîtier ;
- en option, le portail SensDesk pour l'historique, les rapports et la configuration à distance.
Supermarché, cuisine centrale, entrepôt : la centrale connectée et secourue
- un Perseus Monitoring 145, avec quatre ports RJ11 pour sondes 1-Wire UNI (ou un port RS-485 Modbus RTU), quatre entrées et deux relais ;
- des STE2 R2 ou STE2 PLUS dans les zones éloignées : le Perseus relit leurs mesures sur le réseau local et envoie les SMS pour eux ;
- un onduleur UPS 12V and 5V pour le Perseus, qui lui signale aussi la coupure secteur ;
- en armoire sur rail DIN, la gamme Perseus Industrial 310/315, alimentée en PoE, avec LTE sur le modèle 315.
Pharmacie, cabinet médical, laboratoire : réseau local et passerelle SMS
- une STE2 PLUS par local, avec rappel d'alarme tant que l'anomalie persiste, et une sonde Temp-1Wire-Flat par réfrigérateur à vaccins ou à médicaments ;
- une passerelle SMS-GW3 LTE sur le réseau local pour les SMS et les appels de tous les boîtiers HW group du site (HW group propose aussi l'ensemble STE2 PLUS SMS-GW) ;
- SensDesk pour les rapports PDF, un usage que HW group cite pour le stockage des médicaments ;
- la sonde Pt100 Frost pour un congélateur à -80 °C.
Réserves et sites dispersés : le boîtier NB-IoT sur batterie
- un NB-2x1Wire par site, sur batterie jusqu'à trois ans, avec jusqu'à quatre valeurs sur ses deux ports RJ11 ;
- un portail, obligatoire avec ce boîtier : HWg-cloud.com jusqu'à 20 boîtiers avec alertes par e-mail, ou SensDesk pour les SMS, les appels et les rapports, avec une alerte si le boîtier ne répond plus pendant une heure.
Chaque site a ses contraintes : pour une liste de matériel adaptée à vos enceintes et à votre réseau, contactez-nous, nous répondons sous 24 h ouvrées. Voir aussi les boîtiers de supervision IP du catalogue et la gamme Perseus Monitoring.
Sécuriser la surveillance elle-même
Un boîtier de surveillance laissé avec ses identifiants d'origine et publié sur Internet peut, lui aussi, être attaqué : il ne pourra pas modifier le froid, mais un intrus pourrait fausser ou faire taire les alertes. Les règles sont celles de l'ANSSI, du CERT-FR et de l'agence américaine CISA :
- Aucune interface exposée sur Internet. C'est la première recommandation du guide de l'ANSSI. Avec un portail, la connexion sortante HWg-Push évite d'ouvrir un port entrant vers le boîtier.
- Des identifiants changés. Remplacez les mots de passe par défaut par des mots de passe robustes et uniques, comme le demande la CISA ; les Perseus distinguent comptes administrateur et utilisateur et acceptent l'authentification Radius (IEEE 802.1X).
- Des mises à jour suivies. Les STE2 R2 et PLUS, la plateforme Perseus et la SMS-GW3 LTE ont reçu de nouveaux firmwares en octobre 2026 ; l'Ares 12 LTE se met à jour à distance.
- Un réseau segmenté. Froid, surveillance et GTB dans un réseau ou un VLAN dédié, séparé de la bureautique et du Wi-Fi des clients.
- Un accès distant par VPN, comme le demande le CERT-FR, avec si possible une authentification multifacteur, comme le recommande la CISA.
- Des protocoles chiffrés : HTTPS avec votre propre certificat et SNMPv3 sur la STE2 PLUS et les Perseus.
- Une surveillance de la surveillance : message d'état périodique des boîtiers et alerte de perte de communication sur le portail.
- Des tests réguliers : ouvrir une porte ou sortir une sonde, puis vérifier que le message arrive au téléphone d'astreinte.
L'indépendance doit être réelle : ni mots de passe, ni comptes, ni accès distant partagés avec la régulation. Pour les contrôleurs de froid eux-mêmes, suivez l'alerte du CERT-FR avec votre frigoriste et votre service informatique : suppression de l'exposition Internet (après vérification du contrat d'assurance), contrôle des plages de dégivrage, accès par VPN ou réseau protégé, firmware à jour et, chez Danfoss, mode de sécurité Strict et mots de passe par défaut changés. Un simple filtrage des adresses IP des frigoristes ne doit être qu'une solution d'urgence. La CISA conseille aussi de savoir conduire l'installation manuellement.
Secteur par secteur : où l'alarme de température indépendante fait la différence
| Secteur | Ce qu'il faut surveiller | Configuration adaptée | Pour aller plus loin |
|---|---|---|---|
| Restauration, hôtellerie | Chambres froides positives et négatives, armoires, cellules | Ares 12 LTE, ou STE2 R2 avec passerelle SMS | Hôtels et résidences |
| Commerce, GMS | Meubles froids, chambres froides, réserves, coupures secteur | Perseus Monitoring 145 avec onduleur et intégration GTB | Commerces et magasins |
| Pharmacie, santé | Réfrigérateurs à vaccins et à médicaments, de +2 à +8 °C | STE2 PLUS avec SMS-GW3 LTE et rapports SensDesk | Hôpitaux, cliniques et EHPAD |
| Laboratoire | Congélateurs à -20 °C et à -80 °C | Perseus ou STE2 PLUS avec sondes Pt100 ou Pt100 Frost | Gamme HW group |
| Entrepôt, logistique | Chambres froides, zones de stockage éloignées | Perseus Monitoring 145, ou NB-2x1Wire pour les zones isolées | Entrepôts et logistique |
| Salle serveur, local technique | Température, climatisation, coupure secteur | STE2 PLUS ou Perseus, intégration SNMP | Data centers |
Pour les sites isolés, notre guide pour surveiller un local technique distant et notre page télégestion de sites distants détaillent les architectures possibles.
Bon à savoir
Ce que disent les textes. L'arrêté du 21 décembre 2009 fixe les températures maximales de conservation en remise directe et en restauration collective, par exemple +2 °C pour les viandes hachées, +4 °C pour les autres denrées très périssables, -18 °C pour les glaces et crèmes glacées. Les vaccins se conservent d'une manière générale entre +2 °C et +8 °C, et Vaccination Info Service recommande de noter les températures relevées. Ces textes n'imposent aucun système électronique en particulier : la surveillance continue aide à tenir ces exigences et à le démontrer.
Check-list : 10 points pour une alarme de température fiable
- Inventorier chaque enceinte, sa température cible et les produits stockés.
- Vérifier l'exposition des contrôleurs de froid avec le frigoriste et le service informatique : aucune interface d'administration joignable directement depuis Internet.
- Appliquer l'alerte du CERT-FR si un équipement cité est en service : firmware, mots de passe, plages de dégivrage, accès par VPN.
- Poser une sonde indépendante par enceinte, dans le volume utile, loin de l'évaporateur et de la porte.
- Choisir un chemin d'alerte indépendant : SMS et appel par le réseau mobile, sans dépendre d'Internet ni du réseau de la régulation.
- Régler seuils et destinataires avec le frigoriste, en tenant compte des dégivrages, et prévenir au moins deux personnes d'astreinte.
- Secourir l'alimentation : batterie de l'Ares 12 LTE ou onduleur UPS 12V and 5V, et Power Detector pour la coupure secteur.
- Surveiller la surveillance : message d'état périodique et alerte de perte de communication.
- Sécuriser les boîtiers : identifiants changés, firmware à jour, réseau dédié, aucun port ouvert depuis Internet, administration par VPN.
- Tester et tracer : alerte de test à intervalle régulier, historiques conservés pour le PMS, procédure écrite indiquant qui intervient et quoi faire des produits.
Besoin d'un conseil ?
Indiquez-nous le nombre d'enceintes à surveiller, leurs températures, le réseau disponible sur place et la façon dont vous souhaitez être alerté : nous vous proposons une configuration HW group adaptée, sondes comprises, sous 24 h ouvrées, ou contactez-nous.
Questions fréquentes
Une sonde de température indépendante empêche-t-elle une cyberattaque sur les frigos ?
Non. La protection du contrôleur de froid passe par la suppression de son exposition sur Internet, les mises à jour et des mots de passe robustes. La sonde indépendante garantit en revanche que vous êtes prévenu rapidement si la température dérive, quelle qu'en soit la cause : attaque, panne, porte ouverte ou coupure de courant.
Une alarme de température par SMS fonctionne-t-elle sans Internet ?
Oui, si le SMS part d'un modem cellulaire : Ares 12 LTE, Perseus Monitoring 145 ou passerelle SMS-GW3 LTE, qui relaie les alertes des autres boîtiers du réseau local. Il faut une couverture mobile suffisante à l'emplacement du boîtier. Le NB-2x1Wire ne dépend pas du réseau du site, mais ses alertes partent du portail.
Que se passe-t-il en cas de coupure de courant ?
L'Ares 12 LTE fonctionne jusqu'à 24 heures sur sa batterie interne. Les STE2 et les Perseus peuvent être secourus par l'onduleur UPS 12V and 5V de HW group, qui leur signale aussi la coupure secteur. Un Power Detector alerte de la perte de tension, et un portail SensDesk prévient si un boîtier cesse de communiquer.
Quelle sonde choisir pour un congélateur à -20 °C ou à -80 °C ?
La sonde plate Temp-1Wire-Flat mesure de -30 à +60 °C, mais sa précision n'est garantie qu'à ±2 °C sous -10 °C. Pour un congélateur, la Temp 1Wire Pt100 (-50 à +200 °C) est plus précise, environ ±0,29 °C à -20 °C selon la formule du fabricant. À -80 °C, HW group propose la version Pt100 Frost, qui descend jusqu'à -200 °C.
Faut-il couper l'accès à distance du frigoriste ?
Il faut surtout supprimer l'exposition directe sur Internet. Le CERT-FR recommande de rétablir ensuite l'accès uniquement par un VPN sécurisé ou un réseau protégé, et de vérifier le contrat d'assurance avant de couper la remontée des données vers le frigoriste.
Sources
- CERT-FR : alerte CERTFR-2026-ALE-012 sur les contrôleurs de réfrigération
- Public Sénat : audition de Vincent Strubel (ANSSI), 21 octobre 2026
- Le Monde Informatique : l'ANSSI pointe des failles élémentaires
- franceinfo : ce que l'on sait de la cyberattaque
- franceinfo : comment les pirates ont neutralisé les frigos
- Associated Press (via ABC News) : 700 supermarchés touchés
- The Hacker News : réponse de Danfoss
- Next : équipements obsolètes ou non mis à jour
- Danfoss : avis de sécurité
- CISA : avis ICSA-25-140-03
- Claroty Team82 : vulnérabilités de l'AK-SM 800A
- CISA : mesures prioritaires pour les systèmes industriels
- Légifrance : arrêté du 21 décembre 2009
- Préfecture du Rhône : hygiène, PMS et chaîne du froid
- Vaccination Info Service : conservation des vaccins
- HW group : Ares 12 LTE
- HW group : Perseus Monitoring 145
- HW group : SMS-GW3 LTE
- HW group : le protocole HWg-Push





























































