Passerelle voix 4G Robustel EV8100 pour ascenseur, vue de trois quarts

Le 20 octobre 2026, Orange a achevé l'arrêt de son réseau 2G en France métropolitaine, hors zones blanches réglementaires ; SFR et Bouygues Telecom suivent d'ici au 15 décembre 2026, et la 3G s'éteindra à partir de 2028. Selon la Fédération des Ascenseurs, environ 230 000 ascenseurs fonctionnaient encore en 2G et près de 60 000 en 3G à la fin de 2025, sur un parc d'environ 661 000. Or tout ascenseur doit disposer d'un moyen d'alerte et de communication opérationnel avec un service d'intervention ; à défaut, rappelle le ministère chargé du Logement, il doit être mis à l'arrêt.

Ce guide fait le point, sources officielles à l'appui, sur le calendrier de la 2G, de la 3G et du réseau cuivre, sur les obligations du décret n° 2026-166 du 4 mars 2026 et sur le rôle de chacun. Il montre ensuite comment la passerelle voix Robustel EV8100 fait passer une téléalarme ascenseur existante en 4G VoLTE ou en SIP, avec ses atouts et ses limites, y compris pour les interphones.

Téléalarme d'ascenseur : trois réseaux qui ferment presque en même temps

« Le système fonctionne comme un téléphone : lorsqu'un usager appuie sur le bouton d'alarme, il est mis en relation avec un centre d'assistance », résume la Fédération des Ascenseurs. Pour joindre ce centre, la téléalarme emprunte une ligne fixe, historiquement le réseau téléphonique commuté (RTC) sur cuivre, ou un réseau mobile 2G ou 3G. Ces trois supports ferment d'ici fin 2030, et le guide pratique de la DGE et de l'Arcep (juillet 2025) cite « des téléalarmes d'ascenseurs » parmi les équipements concernés.

Si rien n'est fait, « ce n'est pas le fonctionnement de l'ascenseur qui est impacté, mais uniquement son système de communication », précise la Fédération ; mais un ascenseur privé de moyen d'alerte doit être arrêté, et ses propriétaires sont « en responsabilité en cas d'incident », rappelle le ministère. Selon la Fédération, la mise à niveau est souvent légère (« dans la majorité des cas, l'intervention consiste simplement à remplacer le module de communication de la téléalarme ») et le sujet est « davantage organisationnel que technique » : des centaines de milliers d'interventions sont à planifier à temps.

Calendrier : l'arrêt de la 2G et de la 3G opérateur par opérateur

Dates publiées par l'Arcep (fiche du 10 septembre 2026) et par les opérateurs pour la métropole, consultées le 28 octobre 2026 :

OpérateurArrêt de la 2GArrêt de la 3G
OrangeTotalement arrêtée depuis le 20 octobre 2026 ; dans les zones blanches réglementaires, du 1er au 15 décembre 20262028
SFRPrévu le 15 novembre 2026 selon l'ArcepFin 2028
Bouygues Telecom15 novembre 2026 à Brest, Guipavas, Nancy et Vandœuvre-lès-Nancy ; du 1er au 15 décembre 2026 ailleursFin 2029
Free MobilePas de réseau 2G en propre, calendrier identique à celui d'OrangeNon encore annoncée

La date qui compte est celle du réseau que la téléalarme utilise réellement, que l'ascensoriste peut vous indiquer ; l'Arcep précise que ce calendrier « peut être amené à évoluer ». Une téléalarme 3G gagne un sursis technique, pas réglementaire : depuis le 1er avril 2026, le code de la construction et de l'habitation prévoit le remplacement des moyens d'alerte fonctionnant sur un réseau mobile « de troisième génération ou antérieur ».

Pourquoi un appareil 4G sans VoLTE ne peut plus appeler

En 4G, un appel vocal passe soit par la VoLTE (Voice over LTE), qui achemine la voix sur le réseau 4G, soit par un repli temporaire vers la 2G ou la 3G : c'est le CS Fallback, décrit par la spécification 3GPP TS 23.272. Quand la 2G et la 3G sont éteintes, ce repli n'a plus de réseau d'accueil. Orange prévient ainsi que les téléphones 4G non compatibles VoLTE « pourront donc continuer à fonctionner sur la partie données mobiles, mais les appels voix ne pourront pas être acheminés ». SFR indique qu'un téléphone compatible 4G mais pas avec les appels 4G ne permettra plus d'appeler « dès la fin de 2028 », à l'arrêt de sa 3G.

Pour ses clients IoT, Orange oriente les usages de données et de SMS vers le LTE-M, présenté dans notre comparatif LoRaWAN, NB-IoT et LTE-M, et les usages voix vers la 4G VoLTE, avec une « ligne compatible VoLTE en cas d'usage voix ». Une téléalarme a donc besoin d'un équipement et d'une ligne compatibles VoLTE, ou d'une voie SIP sur IP.

Bon à savoir

L'Arcep indique que la 4G couvre plus de 99,9 % de la population métropolitaine. Ce chiffre ne garantit pas le signal au fond d'une gaine ou en sous-sol, difficulté que Robustel cite pour les ascenseurs : seule une mesure sur place permet de conclure.

Fermeture du réseau cuivre : le RTC n'est pas une solution de repli

Il n'est déjà plus possible d'ouvrir une ligne téléphonique sur RTC, indique l'Arcep. Les lignes existantes fonctionnent jusqu'à la fermeture technique du cuivre dans la commune, au plus tôt 12 mois après sa fermeture commerciale. Orange, propriétaire du réseau, la conduit par lots de communes et prévoit la fermeture technique de toutes les lignes fin 2030. Les lots 1 et 2 sont déjà fermés (31 janvier 2025 et 27 janvier 2026).

LotFermeture techniqueAmpleur annoncée
Lot 331 janvier 20272 145 communes, environ 2,5 millions de locaux
Lot 431 janvier, 31 mai ou 31 octobre 2028 selon le sous-lot6 849 communes, plus de 8 millions de locaux
Lot 531 janvier, 31 mai ou 31 octobre 2029 selon le sous-lot10 470 communes, environ 11,7 millions de locaux
Lot 6Novembre 2029Non précisée
Lot 7Novembre 2030Non précisée

Orange Business publie la liste des communes de chaque lot et prévient que le calendrier peut évoluer. L'Arcep cite les ascenseurs parmi les appareils connectés au cuivre et prévient que sans migration, « votre connexion sera coupée ». Pour la DGE et l'Arcep, migrer vers des offres sur cuivre, « notamment via le RTC, n'est pas une solution de substitution durable ». Le décret du 4 mars 2026 vise d'ailleurs les moyens d'alerte fonctionnant sur le « réseau téléphonique commuté fixe ».

Pour remplacer la ligne, deux voies s'offrent notamment : une ligne téléphonique sur fibre dont la box accepte les signaux de la téléalarme, ou une passerelle voix 4G qui fournit elle-même la ligne analogique, comme l'EV8100. Dans les deux cas, l'alimentation doit être secourue : sur fibre, rappelle l'Arcep, aucun appel n'est possible pendant une coupure d'électricité sans batterie ou onduleur, et Orange Business impose pour sa Livebox Pro au moins une heure d'autonomie de l'appel d'urgence.

Ce que la réglementation impose depuis le décret du 4 mars 2026

Depuis le 1er juillet 2021, l'article R. 134-2 du code de la construction et de l'habitation fixe parmi les objectifs de sécurité d'un ascenseur « la mise à la disposition des utilisateurs de moyens d'alerte et de communication avec un service d'intervention ». Le décret n° 2026-166 du 4 mars 2026, publié au Journal officiel du 6 mars, complète ce cadre sur quatre points :

  • Vérification toutes les six semaines du bon fonctionnement des moyens d'alerte, depuis le 1er avril 2026 (article R. 134-6).
  • Alerte du propriétaire par lettre recommandée avec avis de réception, depuis le 1er avril 2026, lorsque ces moyens fonctionnent sur le RTC fixe ou sur un réseau mobile de troisième génération ou antérieur et que des travaux sont nécessaires. Elle est « renouvelée au moins tous les six mois jusqu'à la réalisation effective des travaux ».
  • Remplacement de ces moyens d'alerte, ajouté le 1er avril 2026 aux dispositions minimales que le propriétaire doit prendre (article R. 134-6, 2°, d) et exclu des clauses minimales du contrat d'entretien (article R. 134-7) : il fait l'objet d'une commande distincte.
  • Contrôle technique quinquennal : depuis le 15 mai 2026, il vérifie aussi que les moyens d'alerte sont compatibles avec des systèmes de communication autres que le RTC et les réseaux mobiles de troisième génération ou antérieurs (article R. 134-11).

Un arrêté du même jour oblige l'entreprise d'entretien à informer par écrit le propriétaire « de la typologie et de la nature du moyen d'alerte et de communication avec un service d'intervention, notamment du réseau et du matériel utilisés », et le propriétaire à transmettre cette information au contrôleur technique. Le décret ne fixe pas de date limite propre au remplacement : l'échéance de fait est l'arrêt du réseau utilisé, puisqu'une téléalarme muette impose l'arrêt de l'ascenseur.

Propriétaire, syndic, ascensoriste : qui fait quoi

ActeurRôle dans la migration
Propriétaire (bailleur, copropriété, collectivité, entreprise)Met à disposition un moyen d'alerte opérationnel, commande le remplacement des moyens d'alerte sur RTC, 2G ou 3G, fait réaliser le contrôle technique tous les cinq ans
Syndic de copropriétéAdministre l'immeuble, assure son entretien, exécute les décisions de l'assemblée générale et, en cas d'urgence, fait exécuter les travaux nécessaires
Entreprise d'entretien (ascensoriste)Vérifie les moyens d'alerte toutes les six semaines, alerte le propriétaire par lettre recommandée, l'informe par écrit du réseau et du matériel utilisés
Contrôleur techniqueVérifie tous les cinq ans la compatibilité des moyens d'alerte avec les réseaux qui restent en service
Centre de téléalarmeReçoit l'appel de la cabine ; doit valider le nouveau mode d'appel (VoLTE ou SIP) et le nouveau numéro appelant avant la bascule

En copropriété, les travaux non urgents relèvent d'une décision de l'assemblée générale, que le syndic exécute : la lettre recommandée de l'ascensoriste est le bon moment pour la préparer. Nos pages logement collectif et bailleurs et collectivités et bâtiments publics présentent nos solutions pour ces parcs.

La norme EN 81-28 : ce qu'elle couvre et ses limites

La norme EN 81-28 traite des alarmes à distance des ascenseurs ; son édition en vigueur est la NF EN 81-28 de juin 2022, selon l'AFNOR. D'après le domaine d'application publié par l'organisme de normalisation estonien EVS, elle exclut la défaillance du réseau de communication, y compris la qualité du signal mobile, et ne s'applique pas aux systèmes d'alarme des ascenseurs installés avant sa publication : pour le parc existant, la référence reste le code de la construction et de l'habitation. L'autorité maltaise MCCAA, qui en publie un résumé, cite un test d'alarme automatique au moins tous les trois jours et une heure de batterie de secours.

Robustel annonce l'EV8100 conforme aux normes EN 81-28 et AS1735, sans publier le rapport d'essai correspondant sur son site à ce jour : demandez-le si votre bureau de contrôle l'exige. La conformité s'apprécie de toute façon sur toute la chaîne : téléphone de cabine, passerelle, réseau et centre.

Interphones et portiers : trois situations à distinguer

L'Arcep cite « des interphones et visiophones connectés » parmi les équipements qui peuvent encore fonctionner exclusivement en 2G et en 3G. La réponse dépend du raccordement :

  • Portier sur ligne analogique (RTC, ou boîtier GSM externe qui lui fournit une ligne) : l'EV8100 peut remplacer cette ligne, Robustel citant les interphones parmi ses applications. À vérifier : un appareil analogique (ni téléphone numérique, ni poste d'autocommutateur, précise Robustel), un appareil par port, le passage de bout en bout du code DTMF d'ouverture de porte s'il y en a un, et un parafoudre conforme UIT-T K.21 si le câble FXS sort du bâtiment, la passerelle étant prévue pour l'intérieur.
  • Interphone à module 2G ou 3G intégré : la solution passe par le fabricant. Intratone, par exemple, indique avoir fait passer ses interphones à la 4G dès 2015, ne plus produire de modules 2G depuis mars 2021 et ne remplacer que le module, sans toucher au câblage.
  • Visiophone IP : c'est la connexion Internet du bâtiment qui compte ; le port FXS de l'EV8100 ne transporte que la voix.

Robustel EV8100 : remplacer la ligne sans changer la téléalarme

L'EV8100 n'est pas une téléalarme mais une passerelle qui remplace la ligne. Robustel la présente comme une passerelle VoIP industrielle « pour le remplacement des lignes PSTN et POTS », qui « remplace directement les lignes analogiques lorsque l'accès à une ligne fixe n'est pas disponible ou est en cours de désactivation », des téléphones d'urgence d'ascenseur aux interphones. Le téléphone de cabine se raccorde sur son port FXS comme sur une ligne classique, et la passerelle se pose dans l'armoire de commande ou à proximité, indique Robustel. Retrouvez-la sur la fiche Robustel EV8100.

Comment l'appel est acheminé

Au décroché, la passerelle fournit la tonalité et transmet le numéro composé ; si la fonction est activée, elle compose elle-même un numéro préenregistré quand l'appareil ne compose rien (après 5 secondes par défaut). L'appel part en VoLTE, vers le numéro du centre par le réseau 4G de l'opérateur, ou en SIP, vers le serveur de voix sur IP du centre ou d'un opérateur. Le mode se règle : « SIP-First » par défaut avec la VoLTE en secours, « SIP-Only » ou « LTE-Only ». Le réseau peut être forcé sur « 4G Only », ce qui exclut tout repli 2G ou 3G. Les signaux DTMF, qu'émettent les terminaux d'ascenseur selon Orange Business, passent en in-band ou RFC 2833, et aussi en SIP INFO en SIP ; tonalités, sonnerie, impédance de ligne et gains audio sont réglables.

Pourquoi l'EV8100 répond aux contraintes d'un ascenseur

ContrainteRéponse de l'EV8100À vérifier sur place
Fin de la 2G et de la 3GVoix en VoLTE, réseau réglable sur « 4G Only »Voix sur 4G ouverte sur la ligne
Fin du RTCPort FXS : ligne analogique (boucle de -48 V) pour la téléalarme existanteAppareil analogique, un par port
Centre en voix sur IPSIP (RFC 3261), SIPS et SRTP, VoLTE en secoursCompte SIP du centre ou d'un opérateur
Signal faible en gaine ou en sous-solBandes 700 et 800 MHz, deux connecteurs SMA pour antennes déportées, deux cartes SIM avec bascule automatiqueMesure au point d'installation
Coupure de courantSupport pour deux batteries 18650, voyant BATTERYAutonomie réelle, température du local
Vérification toutes les six semainesÉtat SIP et VoLTE consultable à distance, voyant LINE, plateforme RCMSAppel de test réel avec le centre
CybersécuritéDéclaration UE de conformité (directive RED) citant EN 18031-1 et EN 18031-2, VPN IPsec et OpenVPNMots de passe, mises à jour

Les bandes basses comptent : selon l'Arcep, elles permettent la couverture des zones les moins denses « ou de l'intérieur des bâtiments ». La version européenne couvre en 4G les bandes B1 (2 100 MHz), B3 (1 800 MHz), B7 (2 600 MHz), B8 (900 MHz), B20 (800 MHz) et B28A (700 MHz), soit toutes les bandes que détiennent les opérateurs français entre 700 et 2 600 MHz (Free n'a pas de fréquences à 800 MHz).

Robustel met aussi en avant la vérification à distance : état, enregistrement et disponibilité de la voie d'appel se contrôlent sans déclencher d'appel dans chaque cabine, et des appels de test peuvent être programmés. En Amérique du Nord, la société Tsaro exploite plus de 400 ascenseurs équipés d'EV8100 avec des appels de test quotidiens (étude de cas Robustel, février 2026).

Caractéristiques utiles

CaractéristiqueRobustel EV8100, versions européennes
ModèlesEV8100-A-4L-A12EU (A012600016) sans Wi-Fi ni Bluetooth ; EV8100-B-4L-A12EU (A012600017) avec Wi-Fi et Bluetooth
Réseau mobile4G FDD B1, B3, B7, B8, B20, B28A et TDD B38, B40, B41 ; 3G B1, B8 ; 2G B3, B8
Cartes SIMLivrée sans carte SIM, deux emplacements Mini SIM (2FF)
AntennesDeux connecteurs SMA-K (principale et diversité), antennes non incluses
VoixUn port FXS (TIP, RING) sur bornier à vis 2 points au pas de 5,08 mm, boucle de -48 V DC, 20 mA et 800 ohms maximum
InterfacesDeux ports Ethernet 10/100 (LAN ou WAN), RS-232, RS-485, CAN, 4 entrées numériques, 1 relais
Alimentation9 à 30 V DC, 4 W au repos et 15 W au maximum sous 12 V, bloc non inclus
SecoursSupport pour deux batteries lithium 18650 à tête plate, non fournies
EnvironnementIP30, 470 g, 170 x 150 x 35 mm ; 0 à +45 °C avec batterie (charge entre 0 et +35 °C), -20 à +60 °C sans
GestionRCMS, interface web, ligne de commande, SMS

Voir aussi nos modems et passerelles cellulaires et la gamme Robustel.

Bon à savoir

Selon la fiche technique, le colis européen comprend la passerelle et son kit de fixation murale : ni carte SIM, ni antennes, ni bloc d'alimentation, ni batteries. Robustel ne publie pas d'autonomie garantie (son étude de cas nord-américaine évoque plus de 8 heures de secours, sans en préciser les conditions), ni de liste de protocoles de téléalarme validés, ni de certification d'opérateur français pour les modèles européens : l'essai sur site avec le centre et la ligne choisie reste indispensable.

Check-list : 10 étapes pour migrer une téléalarme vers la 4G

  1. Inventorier le parc : type de téléalarme, réseau utilisé (RTC, 2G, 3G, 4G VoLTE ou IP), opérateur et centre destinataire, à partir de l'information écrite de l'ascensoriste ; notre méthode de diagnostic d'un bâtiment existant aide à structurer ce recensement.
  2. Prioriser : la 2G d'abord (SFR le 15 novembre 2026, Bouygues Telecom au plus tard le 15 décembre 2026, Orange et Free déjà arrêtés hors zones blanches réglementaires), puis le lot cuivre de la commune et la 3G.
  3. Qualifier chaque cas : téléalarme analogique sur ligne ou sur boîtier GSM externe (passerelle FXS possible), ou module mobile intégré (solution du fabricant).
  4. Mesurer le signal 4G au point d'installation, local des machines ou armoire de commande, pour chaque opérateur envisagé, réseau forcé en 4G.
  5. Prévoir une antenne déportée si le signal est faible : choisissez des antennes 4G à connecteur SMA couvrant les bandes de 700 et 800 MHz, avec un câble aussi court que possible.
  6. Choisir la ligne voix : service voix sur 4G (VoLTE) activé, format Mini SIM (2FF), ou compte SIP fourni par le centre ; une seconde carte d'un autre opérateur assure la bascule.
  7. Secourir l'alimentation : batteries 18650 à tête plate, local entre 0 et +45 °C (charge entre 0 et +35 °C), autonomie mesurée en coupant le secteur.
  8. Configurer et sécuriser : numéro d'appel automatique, mode d'appel, DTMF, mots de passe changés, logiciel à jour, accès à distance par RCMS ou VPN.
  9. Tester avec le centre : appel réel en 4G seule, identification de l'appareil, signaux DTMF, appel de test cyclique, phonie dans les deux sens, essai sur batterie.
  10. Mettre à jour la documentation : nouveau numéro déclaré au centre, information écrite de l'ascensoriste renouvelée, nature du moyen d'alerte transmise au contrôleur technique.

Besoin d'un conseil ?

Indiquez-nous le nombre d'ascenseurs ou de portiers concernés, le type de téléalarme et de ligne actuelle, l'emplacement prévu pour la passerelle et le centre qui reçoit les appels : nous vous aidons à vérifier la compatibilité et à composer une configuration EV8100 adaptée, antennes comprises. Contactez-nous.

Questions fréquentes

Un ascenseur doit-il être arrêté si sa téléalarme ne fonctionne plus ?

Oui. Tout ascenseur doit disposer d'un moyen d'alerte et de communication opérationnel avec un service d'intervention ; à défaut, rappelle le ministère chargé du Logement, il doit être mis à l'arrêt, même si la cabine elle-même fonctionne encore.

Une téléalarme 4G est-elle forcément compatible après l'arrêt de la 2G et de la 3G ?

Non. L'appareil et la ligne doivent prendre en charge la VoLTE, ou l'appel doit passer en SIP sur une liaison IP. Sans VoLTE, un appareil 4G se replie sur la 2G ou la 3G pour téléphoner : une fois ces réseaux arrêtés, il garde les données mais ne peut plus appeler.

Qui doit faire remplacer la téléalarme : le propriétaire ou l'ascensoriste ?

Le propriétaire. Depuis le 1er avril 2026, le remplacement des moyens d'alerte sur RTC, 2G ou 3G fait partie de ses obligations (article R. 134-6 du code de la construction et de l'habitation) et n'est pas compris d'office dans le contrat d'entretien. L'ascensoriste les vérifie toutes les six semaines et l'alerte par lettre recommandée tant que les travaux ne sont pas faits.

L'EV8100 est-il livré avec une carte SIM ?

Non. L'EV8100 est livré sans carte SIM et accueille deux cartes au format Mini SIM (2FF) ; son manuel cite un adaptateur Nano SIM parmi des accessoires variables selon la commande. La ligne doit ouvrir la voix sur 4G (VoLTE), ou l'appel peut passer en SIP avec un compte fourni par le centre.

Peut-on raccorder un interphone ou un portier à l'EV8100 ?

Oui, s'il s'agit d'un appareil analogique prévu pour une ligne téléphonique : Robustel cite les interphones parmi les usages de l'EV8100. Prévoyez un appareil par port, des codes DTMF testés de bout en bout et un parafoudre conforme UIT-T K.21 si le câble sort du bâtiment. Un interphone à module 2G intégré relève, lui, d'un module 4G de son fabricant.

Sources

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